Quelle est la durée du congé en 2026
Le congé de naissance, d'adoption ou d'accueil est de 19 semaines par parent dans les familles biparentales, selon le décret-loi royal 9/2025. Cela représente trois semaines de plus que les 16 en vigueur depuis 2021, et l'extension s'applique pleinement depuis le début de 2026.
Les 19 semaines sont rémunérées à 100 % de la base de cotisation, c'est-à-dire que l'on perçoit le même montant que si l'on travaillait. Il ne s'agit pas d'un congé partiel ni à demi-traitement.
Comment les semaines se répartissent
Le congé ne se prend pas d'un seul bloc. Il est structuré en trois blocs avec des règles de prise différentes, et les connaître permet de planifier la conciliation sans perdre de jours.
Key points
- 6 semaines obligatoires : à prendre de manière ininterrompue et à temps plein juste après la naissance
- 11 semaines flexibles : à répartir durant la première année de l'enfant, de façon continue ou fractionnée
- 2 semaines supplémentaires de soins : rémunérées, pour la garde de l'enfant
Familles monoparentales
Les familles monoparentales peuvent cumuler le congé qui correspondrait à l'autre parent, ce qui élargit notablement le total disponible. Au lieu des 2 semaines supplémentaires, dans ces cas, 4 sont reconnues.
Cette accumulation a généré des changements normatifs et des décisions de justice récentes, il convient donc de confirmer le cas concret auprès de la Sécurité sociale avant de planifier le calendrier.
Qui paie le congé
C'est la Sécurité sociale qui paie, et non l'entreprise, via une prestation contributive. Le travailleur reçoit 100 % de sa base de cotisation pendant la durée du congé, et l'entreprise cesse de cotiser pour cette période mais n'avance pas le salaire.
La démarche est initiée par la personne travailleuse ou par l'entreprise elle-même, en présentant la demande auprès de l'INSS. L'exigence de cotisation préalable varie selon l'âge et la situation, bien que pour la plupart des salariés elle soit remplie normalement.
Ce que cela implique pour l'entreprise
Pour l'entreprise, ce congé signifie couvrir une absence pouvant aller jusqu'à 19 semaines. La bonne nouvelle est qu'il n'entraîne pas de coût salarial direct, puisque c'est la Sécurité sociale qui paie, mais il oblige à réorganiser l'équipe ou à recourir à un remplacement.
Planifier la couverture à l'avance, communiquer le calendrier de prise du congé et maintenir les cotisations à jour sont les trois clés pour que l'absence ne devienne pas un problème opérationnel. Un cabinet de conseil en droit du travail se charge généralement des démarches et de la paie du remplaçant.


