Que sont les bases de cotisation
La base de cotisation pour contingencias comunes est le montant sur lequel s'appliquent les taux. Elle se calcule en additionnant la rémunération mensuelle du salarié et la part proportionnelle des primes, et ne peut sortir du minimum et du maximum de son groupe professionnel.
Pour 2026, la base maximale commune est de 5 101,20 euros par mois. Les minimales par groupe : 1 989,30 pour les ingénieurs et licenciés, 1 649,70 pour les ingénieurs techniques et experts, 1 435,20 pour les chefs administratifs et d'atelier, et 1 424,40 pour les autres catégories à rémunération mensuelle (groupes 4 à 7). Ceux qui sont payés à la journée cotisent entre 47,48 et 170,04 euros par jour.
La base minimale est liée au salaire minimum interprofessionnel de 2026, et le plafond minimal pour les accidents du travail et maladies professionnelles équivaut au SMI majoré d'un sixième, sans pouvoir être inférieur à 1 424,40 euros.
Taux de cotisation 2026 : le tableau complet
L'arrêté PJC/297/2026, publié au BOE le 30 mars 2026, fixe les taux du Régimen General pour l'année : contingencias comunes à 28,30 % (23,60 % employeur et 4,70 % salarié), chômage à 7,05 % en contrats à durée indéterminée (5,50 % + 1,55 %) et à 8,30 % en contrats temporaires (6,70 % + 1,60 %), formation professionnelle à 0,70 % (0,60 % + 0,10 %) et FOGASA à 0,20 %, entièrement à la charge de l'employeur.
Les heures supplémentaires cotisent à part : 14 % si elles sont pour force majeure (12 % employeur et 2 % salarié) et 28,30 % pour les autres, avec la même répartition que les contingencias comunes. Les contingencias profesionales (AT/EP) sont payées selon le tarif des primes par activité et sont à la charge exclusive de l'employeur.
Le MEI et la cotisation de solidarité
Le Mécanisme d'équité intergénérationnelle (MEI) est la majoration qui finance le fonds de réserve des pensions et qui augmente chaque année : en 2026, il est de 0,90 % sur la base de cotisation, avec 0,75 % à la charge de l'employeur et 0,15 % du salarié. Il a démarré à 0,6 % en 2023 et continuera d'augmenter.
La cotisation additionnelle de solidarité s'applique depuis 2025 à la part de rémunération qui dépasse la base maximale, en trois tranches : 1,15 % entre 5 101,21 et 5 611,32 euros, 1,25 % entre 5 611,33 et 7 651,80 et 1,46 % pour ce qui excède 7 651,80 euros par mois. L'employeur assume la majeure partie dans les trois tranches.
Combien paie le salarié et combien l'employeur
Pour chaque 100 euros de base de cotisation, le salarié paie 6,50 euros : 4,70 de contingencias comunes, 1,55 de chômage, 0,10 de formation et 0,15 du MEI, plus la solidarité si son salaire dépasse la base maximale. En pratique, c'est le premier bloc de retenues que l'on voit sur la fiche de paie, avant l'impôt sur le revenu.
L'entreprise paie 30,65 euros pour ces mêmes 100 : 23,60 de cotisations générales, 5,50 de chômage, 0,20 de FOGASA, 0,60 de formation et 0,75 du MEI, auxquels s'ajoute le taux d'accidents du travail (AT/EP), qui varie selon l'activité de l'entreprise.
Traduit en exemple : avec un salaire de 2 000 euros par mois et une base de 2 333 euros en raison de la proratisation des primes, le salarié cotise environ 152 euros et l'entreprise environ 715 euros, plus la cotisation AT/EP. Cet écart entre le brut convenu et le coût réel est le fameux coût entreprise.
Nouveautés 2026 à prendre en compte
La base maximale est passée à 5 101,20 euros et la cotisation de solidarité se maintient sur les trois tranches de 1,15 / 1,25 / 1,46 %. Les contrats à durée déterminée inférieurs à 30 jours entraînent une cotisation supplémentaire de 33,62 euros à la charge de l'entreprise, versée à leur fin.
Les taux de chômage, FOGASA et formation professionnelle restent prorogés par rapport à 2025, comme le prévoit l'arrêté lui-même. Et rappelez-vous que les travailleurs indépendants cotisent sur leurs revenus nets avec leur propre barème de 15 tranches et un taux de 31,50 %, qui n'est pas celui-ci : il est détaillé dans l'article sur la cotisation des indépendants.


