Qui a droit au système public de santé
Être salarié en Espagne donne accès à l'assistance sanitaire dès le jour de l'affiliation à la Sécurité sociale. L'entreprise affilie le salarié lors de son embauche, ce qui couvre ce dernier ainsi que ses ayants droit reconnus.
Les travailleurs indépendants y ont également droit via leurs cotisations au Régime spécial des travailleurs indépendants. Et les étrangers en situation de résidence légale et inscrits au registre municipal peuvent demander la carte sanitaire même s'ils ne cotisent pas. Les urgences, en tout état de cause, sont toujours prises en charge.
La carte sanitaire et l'inscription au registre municipal
La couverture se matérialise par la carte sanitaire de votre communauté autonome : le SIP dans la Communauté valencienne, la carte sanitaire individuelle dans d'autres régions. Elle se demande au centre de santé ou au bureau de santé de la commune, où vous choisissez votre médecin de famille.
Pour la demander en tant qu'étranger, il faut le NIE et le certificat d'inscription au registre municipal (empadronamiento) de la mairie. La carte européenne d'assurance maladie, qui couvre les séjours temporaires dans d'autres pays de l'Union, est délivrée par l'INSS et se demande en ligne ou à son siège.
Le ticket modérateur pharmaceutique depuis mai 2026
Le décret-loi royal 11/2026 a réformé la participation aux frais des médicaments sur ordonnance, en vigueur depuis le 14 mai 2026. Les actifs cotisants prennent en charge entre 40 % et 60 % du prix selon leur revenu annuel, avec de nouveaux plafonds mensuels pour les revenus les plus faibles.
Key points
- Moins de 9 000 € : 40 %, avec un plafond de 8,23 € par mois
- De 9 000 à 17 999 € : 40 %, avec un plafond de 18,52 € par mois
- De 18 000 à 34 999 € : 45 %, avec un plafond de 61,75 € par mois
- De 35 000 à 99 999 € : 45 % ou 50 % selon la tranche, sans plafond mensuel
- Plus de 100 000 € : 60 %, sans plafond mensuel
Assurance privée : quand elle est rentable
Les retraités cotisent à hauteur de 10 %, avec des plafonds allant de 8,23 à 61,75 euros par mois, et sont exonérés ceux qui perçoivent des compléments au minimum. La réforme a ajouté ces limites mensuelles pour qu'un traitement chronique ne devienne pas une barrière économique.
L'assurance privée ne remplace pas la santé publique, elle la complète. Sanitas, Adeslas, Mapfre ou Asisa proposent des tableaux médicaux avec des tarifs qui démarrent autour de 30 euros par mois pour un jeune adulte dans les formules de base, et augmentent avec l'âge et la couverture. Le point fort : les spécialités sans liste d'attente et l'odontologie selon la formule.
Si l'entreprise la finance, la prime qu'elle paie pour chaque salarié est exonérée d'impôt sur le revenu jusqu'à 500 euros par an. Beaucoup d'entreprises l'utilisent comme rémunération en nature peu coûteuse et très appréciée : elle coûte peu, n'ajoute pas de retenue dans la limite et améliore la perception de la filiale.


