Montants exonérés de repas en 2026
L'exonération des frais de repas est fixée à l'article 9 du règlement de l'IRPF (RD 439/2007) et n'a pas changé en 2026. Les montants sont par jour et dépendent du caractère national ou international du déplacement et de la nuitée du salarié hors de son domicile.
Sans nuitée : 26,67 euros par jour en Espagne et 48,08 à l'étranger. Avec nuitée : 53,34 euros par jour en Espagne et 91,35 à l'étranger.
L'excédent au-delà de ces limites est imposable comme revenu du travail et soumis à cotisations sociales, même si l'entreprise continue de l'appeler indemnité de déplacement sur la paie.
Hébergement et transport : des règles distinctes
Les frais d'hébergement (hôtel) sont exonérés pour leur montant intégral, à condition d'être justifiés par une facture ou un document équivalent au nom de l'entreprise. Il n'y a pas de plafond journalier, mais sans facture, pas d'exonération.
En matière de transport, les transports publics (train, avion, bus, taxi) sont exonérés à 100 % sur justification du billet. Pour un véhicule personnel, le maximum exonéré est de 0,26 euro par kilomètre depuis juillet 2023 (Ordre HFP/792/2023), plus les péages et le stationnement justifiés.
Pour ne pas perdre l'exonération au titre du kilométrage, l'entreprise doit conserver un registre du déplacement : date, commune visitée et motifs. L'AEAT surveille ce poste dans le cadre de son plan de contrôle annuel.
Conditions pour que l'indemnité soit exonérée
L'exonération exige quatre conditions cumulatives : un déplacement réel vers une commune différente du centre de travail et du domicile du salarié ; une indemnité découlant d'une relation de travail ; des montants ne dépassant pas les limites ; et une justification suffisante de la dépense.
Le trajet habituel entre le domicile et le bureau n'est jamais une indemnité exonérée, ni en voiture ni en transports publics. Ne le sont pas non plus les indemnités versées à des administrateurs sans contrat de travail : une résolution du TEAC de 2025 a clairement établi que l'exonération ne s'applique qu'aux revenus du travail salarié.
Une erreur fréquente détectée par l'inspection : déclarer comme exonéré le total versé alors que seule la part dans la limite l'est. Si vous payez 70 euros par jour avec nuitée, 53,34 sont exonérés et 16,66 constituent un salaire soumis à l'IRPF et à cotisations.
Extrasalariales : prime de transport et autres postes
Les extrasalariales compensent des frais du salarié et ne font pas partie du salaire : outre les indemnités de déplacement, la prime de transport ou les frais liés aux outils de travail.
Attention au supplément de transport en espèces : depuis 2024, il n'est plus exonéré d'impôt sur le revenu et est imposé comme rémunération, sauf s'il est destiné au transport collectif de l'entreprise ou à l'abonnement de transport public, qui conservent leur traitement.
Les indemnités pour manque de monnaie, outils ou vêtements de travail suivent leur propre régime de non-assujettissement lorsqu'elles compensent des dépenses réelles du poste.
Chèques-restaurant et rémunération flexible
Le chèque-restaurant a sa propre limite exonérée : 11 euros par jour ouvrable. Si l'entreprise remet des titres d'un montant supérieur, l'excédent est imposé comme avantage en nature.
Important : le chèque-restaurant n'est pas cumulable avec l'indemnité de repas du même jour de déplacement. On utilise l'un ou l'autre, pas les deux.
Dans la rémunération flexible, le salarié renonce à une partie de son salaire en espèces en échange de quoi l'entreprise paie des dépenses exonérées (titres, assurance, crèche). L'économie disparaît si le déplacement n'est pas justifié ou si le montant dépasse la limite.


