Comment lire le recibo de vencimento
Le bulletin mensuel distingue deux blocs : les perceptions, avec le vencimento base, le subside de repas, les compléments et les heures supplémentaires, et les déductions, avec la retenue d'IRS et la Sécurité sociale. Le résultat est le net qui arrive sur le compte.
Le vencimento base est la rémunération mensuelle convenue, qui ne peut être inférieure au salaire minimum national de 920 euros bruts en 2026. C'est sur cette base que se calculent les compléments et les retenues, comme sur la fiche de paie espagnole.
14 versements : subside de vacances et de Noël
Le Portugal verse 12 mensualités plus deux versements complets : le subside de vacances, versé avant les congés d'été, et le subside de Noël, avant Noël. Ils sont obligatoires par la loi et ne dépendent pas de la convention collective.
Le coût annuel d'un salarié est donc le brut mensuel multiplié par 14. Au salaire minimum, le plancher annuel est de 12 880 euros. Il est possible de payer par douzièmes, en répartissant les deux versements sur les 12 mensualités, si l'entreprise et le salarié en conviennent.
Les retenues : IRS et Sécurité sociale
Le salarié cotise à la Sécurité sociale (TSU) à hauteur de 11 % du brut ; l'entreprise paie 23,75 %. Le total de 34,75 % représente le coût de cotisation sur chaque euro de salaire, et la part patronale est une charge déductible de l'IRC.
La retenue d'IRS s'applique mois par mois selon les tables de retenção na fonte publiées par les impôts : elle augmente avec le salaire et diminue avec le nombre d'enfants et la situation familiale. Au salaire minimum, la retenue est nulle ou presque nulle ; sur les revenus élevés, elle approche le taux maximal de l'impôt, qui atteint 48 % à l'IRS.
Subside de repas : la part exonérée
Presque toutes les entreprises portugaises versent un subside de repas, l'équivalent des tickets restaurant ou de l'indemnité de repas. En 2026, la part exonérée d'IRS et de Sécurité sociale est de 6,15 euros par jour en espèces et d'environ 10,45 euros si le paiement se fait par carte ou titre-repas.
Ce qui dépasse ces plafonds est imposé et soumis à cotisations comme un salaire. De nombreuses conventions collectives fixent le montant, le subside de repas est donc un coût réel à budgéter dès le premier contrat, et non une décision libre de l'entreprise.
Du brut au net avec un exemple
Avec le salaire minimum de 920 euros en 14 versements, le travailleur supporte 11 % de Sécurité sociale, soit environ 101 euros, et la retenue d'IRS est négligeable. Le net mensuel avoisine 815-820 euros, plus l'indemnité de repas si l'entreprise la verse.
Pour les revenus moyens, le schéma est identique : brut moins 11 % de Sécurité sociale moins retenue d'IRS. La retenue est ajustée à la baisse en fonction des enfants à charge, de sorte que deux travailleurs ayant le même brut peuvent avoir des nets différents.
Ce qu'il faut surveiller lors de l'embauche au Portugal
L'erreur la plus coûteuse lors de l'embauche au Portugal est de projeter sur 12 versements un coût qui se paie en 14. Budgétisez dès le départ avec le brut annuel complet et vous garderez le coût du travail sous contrôle.
Key points
- Presupuesto en 14 pagas: bruto mensual por 14, más el subsidio de alimentación
- Seguro de accidentes de trabajo: obligatorio y aparte de la Seguridad Social
- Convenio colectivo (CCT): puede fijar mínimos por encima del SMN y subsidios propios
- Seguridad Social: 23,75% de coste de empresa más 11% del trabajador


